Perception et Transformation



il est une intention qui peut changer la donne. Il est un mouvement, qui, en se laissent vivre au milieu de toi, peut t'ouvrir les portes d'un tout autre niveau de libre arbitre..

Il est une part de nous qui est docile, et cette même part contient de la colère interdite. Ce que j'appelle "colère interdite", c'est tous ce ras-le-bol autour du sentiment de routine, autour des scléroses les plus évidentes de nos vies, qu'on a pas le droit d'exprimer, parce qu'il faut tenir, parce qu'il faut montrer sa bonne foi, sa volonté, parce qu'il faut penser dans un sens qui nous valide aux yeux des autres, parce qu'on préfère jouer les héros courageux plutôt que d'avouer un doute, nous mettons en forme des mensonges pour cacher notre ressenti, notre vérité personnelle.

Nous mettons le plaisir des autres et la validation par les autres, au devant de notre authenticité, au devant de ce qui nous semble profondément sincère.

Nous jouons les bons toutous, de peur que les autres nous abandonnes, et nous nous retrouvons à vivre dans la demi-mesure, dans un mode de survie, où on à la sensation de tenir la baraque et d'être important, mais où on s'ennuie. On s'endort doucement, on rajoute des couches d'anesthésie, on ne voit plus clair.. On creuse cette distance avec la matière, avec le réel, avec le plan de l'humain, ou alors, on se retrouve coincé, le nez dans ce que les humains aiment appeler "leurs problèmes" (toujours au pluriel, sinon vous ne prouvez pas vraiment que vous faites des efforts et que vous êtes de bons humains).

En réalité, tout ce que je décris est le sujet du quotidien, de nos relations, de nos échanges, et tout ceci est posé sur le fait de vouloir avoir raison, de vouloir gagner la partie.

Nous nous attachons à nos problèmes, à tel point que nous pouvons croire que ces problèmes sont devenus notre identité.

Nous mettons toute la force de notre pouvoir à vouloir maintenir ce personnage qui sait, qui se défend, qui prétend. On en devient ventard, sans jamais faire montre des belles paroles que nous lisons ou entendons dans les bouquins de développement ou chez les nouveaux gouroux américains en costard / charisme / dent blanche, qui vous vendent le top de la solution à vos problèmes en rajoutant de nouveaux objectifs et en vous montrant à quel point vous êtes incapables de penser et vivre par vous-même.

Nous devenons nous même sauveur à travers certaines approches, et nous continuons de croire que nous avons la solution pour les autres, alors qu'au vu de l'état de notre société humaine, nous sentons bien un manque de simplicité, de spontanéité, et de sincérité. Mais l'humain ne veut pas commencer à changer, il veut que le monde change, pour être sûr que son choix sera validé.
Nous fonctionnons actuellement sur un rapport de dépendance au groupe, au lieu de le choisir librement et d'exister pleinement à l'intérieur et en dehors de ce groupe. C'est tout le travail de notre époque.

Nous jouons le jeu de nos parents, alors que lorsque nous étions enfants, nous étions capable de lire tout ça sur leur visage, dans leur mots, dans leurs expressions, et nous avons oublié de témoigner, à ce moment : "non, je refuse de jouer à ce jeu où je dois me créer une situation convenable, une BONNE situation. Je refuse de croire que ces mensonges, que mon mental rend cohérent, mais que mon coeur refuse, sont justes. Je suis un humain, entier, je suis amoureux du jeu, de la vie, de l'aventure, et je refuse de me faire croire qu'il est possible que je me trompe quand à mon intuition. C'est à moi de décider, à chaque instant, la vie que j'ai envie de vivre, et l'homme / la femme que j'ai envie d'être.

Si je choisi de vivre par plaisir, alors personne n'a le pouvoir de s'opposer à ce choix".


C'est chose faite, Tu peux faire un check ou embrasser le gamin que tu étais et qui avait trop peur de se tenir debout pour affirmer ça. En faisant ainsi, tu te respectes dans ce silence que tu as posé autrefois, et tu t'invites à reprendre la main sur ta propre existence.


Profite